Mot du Pasteur mois de Juin 2018

Mot d’ordre: « N’oubliez pas l’hospitalité car grâce à elle certains, sans le savoir, ont accueilli des anges. » Hébreux 13

 

Méditation : Ces étrangers que Dieu t’envoie.

Il fait midi et chaud. Abraham est à l’ombre de sa tente. Sa tête se lève et sa main se porte au devant des yeux pour mieux voir ce qu’il a à peine senti : il y a là comme un souffle en plein midi. Ses yeux scrutent, un peu inquiet. Trois hommes se dirigent vers lui. Des étrangers, des inconnus. Avec quels motifs ? De guerre ou de paix. Il n’hésite pourtant pas un instant : il court en cette pleine chaleur. Il s’incline devant eux et leur offre l’hospitalité. Le gite et le couvert : toute à cette belle coutume orientale.

« Ne passez dons pas ici sans vous arrêter, prenez soin de vous, ou plutôt, moi je vais prendre soin de vous. » Boisson, lait veau, pains, ombre, échanges.

Abraham a pris soin de 3 personnes inconnues qui se sont avérées être des anges, des envoyés de Dieu ; il a pris soin de Dieu lui-même.

Surnaturel et vie quotidienne sont étroitement liés dans cette histoire. Ne le sont ils pas dans nos histoires de vie ?

Où est ce que, quand est ce que J’AI accueilli un ANGE ?

Et comment le reconnaitre, même longtemps après sa visite ?

Je crois que nous reconnaissons ces visites lorsque soudain quelque chose change en nous, surtout ; pour nous, aussi.

Une parole échangée, une attitude, une ouverture, un dialogue, une prière, une humilité. Soyons toujours attentif, à ce qui, après une rencontre autour d’un verre d’eau, un temps d’arrêt dans nos emplois du temps, a pu se passer et se donner lorsque l’enfant à interrompu notre quiétude, lorsque le visiteur n’était pas annoncé, lorsque celui qui était à notre table était étranger, parfois  étranger  aussi de pensées et d’opinion. Et cela nous transforme, petit à petit. Reconnaitre cela est une forme d’humilité et celle-ci nous grandit.

L’ange, comme révélateur de nos vies, de nos chemins, nous fait aussi « incorporer » qu’il y a des choses qui nous dépassent, qui sont invisibles. Alors nous pouvons jeter un nouveau regard sur le monde tel qu’il est, sur notre vie telle qu’elle est. Parce qu’il répond, ce regard, au regard amoureux de Dieu sur l’entièreté de son cosmos, choses connues et choses inconnues.

                           Evelyne Schaller