Mot de la Paroisse Mois de Septembre

« La vie est dure » disait récemment une résidente en EHPAD. C’est vrai, ça semble quelque fois compliqué ou exténuant. La vie peut même devenir pesante, angoissante, voire obscure. En tout cas, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Tantôt, je garde la joie de vivre, tantôt, j’ai l’impression de ne plus pouvoir avancer…

En Deutéronome 30 versets 15 à 20, les Israélites, sortis de l’esclavage en Égypte et en route vers la terre promise, sont placés devant un choix : pour la vie et le bonheur ou pour la mort et le malheur. « Je place devant vous la vie et la bénédiction d’une part, la mort et la malédiction d’autre part. Choisissez donc la vie, afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants. »

Sur le chemin qui mène à la vie, à la paix, il y a des batailles à livrer. Exercer négativement son pouvoir en manifestant du désaccord, de l’opposition, du refus, voire de la destruction ou investir de l’énergie positive en direction de ce qui favorise et épanouit la vie ? Au lieu de maudire les ténèbres, laisser entrer un peu de lumière, opter pour ce qui apporte du bien-être à mes proches, mes voisins, mes amis, et même mes ennemis…

Alors, prenons cette décision de choisir la vie, ma vie, notre vie, en cessant de manœuvrer, calculer, éviter, ignorer… Jour après jour, veillons à bien orienter la trajectoire de notre parcours terrestre. Choisissons donc la vie !

Les élections au Conseil Presbytéral ont eu lieu et l’équipe a accueilli quatre nouveaux membres : EROE Patricia, FROELICH Marc, IMMELE Muriel et SCHOTT Roland. Nous voilà donc à dix avec ceux qui sont déjà rodés : CADE Raphaël, HALTER Nathalie, MAURER Madeleine, SCHWARTZ Pierre, WEBER Bernard et WITTENMEYER Nathalie. DIEMER Roger reste en tant que receveur de la paroisse, mais nous regrettons le départ de BUCHER Jean-Luc et de GANGLOFF René tout en les remerciant pour le chemin parcouru et ce que nous avons partagé avec eux.

Nous tous, de près ou de plus loin rattachés à la vie paroissiale, nous sommes appelés à choisir la vie, à nous porter dans la prière, à nous accueillir les uns les autres, à nous pardonner quand nous dérapons, à nous mettre à l’écoute de la Parole et à l’écoute de ceux qui croisent notre route. Choisissons donc la vie !

Mot de la Paroisse Juillet et Août

Entre printemps et été, voici venu le temps des jardins. Que ceux-ci soient le lieu de nos activités, de nos loisirs, de notre repos, de nos visites, de notre contemplation, il est un lieu particulier.Savez vous que ce sont deux jardins symboliques qui encadrent l’histoire du Salut ? Il y a le jardin des commencements, l’Eden, et le jardin du cimetière dans lequel celui qui est d’abord perçu comme le jardinier, ouvre Marie Madeleine à de nouveaux chemins lorsqu’elle le reconnait comme étant le Ressuscité !Le jardin d’Eden et le cimetière du matin de Pâques se ressemblent : ce sont des jardins fermés, clos, reproduit par les jardins monastiques. Eve et Marie Madeleine vont en ouvrir la brèche !Il y a, dans nos cœurs, en souvenir du jardin du commencement, la nécessité de créer, d’entretenir, d’en prendre soin. Et cela vaut pour nos lopins de terre comme pour nos jardins intérieurs. Dans le jardin clos du cimetière Marie Madeleine erre à la recherche d’un corps. Grâce à la rencontre avec le ressuscité, celui qui l’appelle par son nom et l’envoie, elle fait de ce cimetière un jardin ouvert, point de départ pour aller proclamer au monde la foi, l’espérance et l’amour.Jardiniers plus ou moins bons, plus ou moins laborieux, nous le sommes, accompagnés par l’œuvre du jardinier Jésus le Christ. Il nous invite à prendre râteau et bèche, graines et plants, pour cultiver nos jardins, intérieurs et extérieurs, afin d’y puiser l’espérance, la joie, la sérénité, et aller, de ces lopins de terre, annoncer l’espérance dans le Dieu de la vie.

Mot de la Paroisse mois de Juin

Mot d’ordre: « Le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maitrise de soi. » Galates 5, 22 et 23

Mot de la paroisse : qu’il accompagne nos pas sur la route !
Lors du culte de la fête paroissiale les participants ont été invités à écrire quelques mots, une prière, une pensée sur un papier portant une empreinte de pied. Ramassés, tous ces petits pas ont été collés sur des panneaux faisant comme un chemin. Les mots, les souhaits, les prières rassemblées là sont certes restées silencieuses, mais à leur manière elles ont imaginé une route de la foi, pleine de confiance.
On pouvait y lire, par exemple cette prière « puisses-tu bénir Seigneur ma famille, mes amis, le pauvre qui tend la main ». Ou encore « apporte la paix au monde » D’autres se sont adressés à Dieu lui demandant d’ouvrir sa porte, de consoler et de restaurer l’âme, d’écouter les prières, d’offrir la paix à tous ces disparus, et encore de bénir. Ce furent aussi des pas de tolérance, de convivialité, de respect et d’unité. Jésus dit : « je suis le chemin et la vie »Qu’il reste sur nos chemins, qu’il y accompagne nos pas sur toutes les routes, qu’il nous porte lorsque nous ne pouvons plus, qu’il ouvre devant nous des chemins vers d’autres.

Mot de la Paroisse mois de Mai

MOT BIBLIQUE

« Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel. » Colossiens 4, 6

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Méditation 

Le verset biblique de ce mois de mai fait référence à une parole du Christ qui nous invite à être lumière du monde et sel de la terre .

Tu es sel pour la terre. Tu es lumière pour le monde. Jésus nous appelle à mettre notre grain de sel dans la terre. A éclairer le monde de cette lumière qui nous habite.

Qu’est ce que le sel ?C’est un tout petit cristal, un grain, sans éclat, sans grande valeur.

Tout seul, on ne l’aime pas. On dit alors que c’est trop salé ! Mais il est là pour être mélangé avec d’autres  choses à manger ! Il est fait pour être mis dedans ou mis avec.

Alors, être grain de sel pour la terre, c’est un peu la même chose ! C’est se mettre dans la pâte de l’humanité, se mélanger, parce que tout seul, la vie est bien fade. Nous avons besoin des autres pour que notre vie ait du goût… Et ils ont aussi besoin de nous ! Vous êtes le sel de la terre, gardez votre saveur, elle est unique, précieuse, elle est de Dieu.

Vous pouvez donner à la vie une saveur, un bon goût, l’envie de la croquer à pleines dents. Alors, quand le goût est fade ou trop amer : mets ton grain de sel ! Un grain d’humour, un grain de tendresse, un grain de respect, un grain d’amour.

Et soyez sûr de la promesse de Dieu par Jésus Christ : il nous accompagne dans notre mission, celle de révéler le goût et les couleurs de la vie .Alors soyons sel et avec grâce , c’est-à-dire avec amour, compassion douceur, fraternité.

Mot de la paroisse mois d’Avril 2019

Il va ressusciter…

Il va ressusciter…

Enfin, il a déjà ressuscité…

ou il est déjà ressuscité…

Difficile de choisir entre être ou avoir…

Jésus est-il le sujet ou l’objet de Sa Résurrection ?

Le grec ne nous aide en rien non plus. Le terme employé pour « ressusciter », egeiro, est bien loin de nos traductions. Egeiro, c’est « se lever ». Il n’y a donc aucune idée de répétition, d’un retour ou un recommencement, mais bien d’une action on ne peut plus dynamique : se lever, se dresser.

Jésus s’est donc levé, ou Dieu a levé Jésus (c’est amusant comme en changeant de verbe, les auxiliaires être & avoir changent de sens).

Il a changé d’état, comme le nourrisson qui découvre la marche, comme le quadripède qui se dresse, comme l’éveil après la nuit, la forme après la maladie.

Au cœur de notre foi, ce mouvement est un guide sur notre chemin à la suite du Christ. C’est quand nous nous levons, quand quelque chose nous « dresse », quand nous pouvons nous tenir droits que nous Le suivons.  Chaque fois que nous nous laissons écraser par le poids du monde (de notre petit monde personnel), par les tracas quotidiens, les tensions professionnelles, les responsabilités familiales, chaque fois que nous nous prostrons devant nos insuffisances et nos fautes, que regrets et remords nous font courber la tête, rappelons-nous qu’Il s’est levé pour pouvoir nous élever à sa suite.

Et ce chaque jour de notre vie, non pas lors d’une commémoration exceptionnelle (Pâques), mais dans le chemin que Jésus fait à nos côtés continuellement.

Donc oui, je préfère finalement, Il va ressusciter !

Mot de la Paroisse mois de Mars 2019

L’hiver est derrière nous et l’obscurité a fait peu à peu place à la lumière. « L’obscurité ne peut chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut chasser la haine ; seul l’amour le peut. » (Martin Luther King 1962).

« C’est vous qui êtes la lumière du monde » nous dit Jésus dans le sermon sur la colline en Mathieu 5, v. 14 et suivants. « Votre lumière doit briller devant les hommes afin qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils louent votre Père qui est dans les cieux.»

Notre « lumière doit briller devant les hommes » : qu’est-ce que cela veut dire ? Si je prends du temps pour apporter une aide à quelqu’un, si je m’investis pour soutenir telle ou telle personne traversant une période difficile, j’attirerai l’attention sur moi, on remarquera ma bonne volonté, ma grande compassion et j’aurai fait bon effet en prétendant résoudre un problème difficile… !

À moins que de tels objectifs personnels sous-jacents liés à nos ambitions ne soient pas très lumineux ?

Est-ce que « les hommes voient le bien » que nous faisons ? Nous avons tous plein de qualités et quelques défauts… ! Chacun avance sur son chemin de vie avec les outils qu’il a à sa disposition. Si les outils sont mauvais, il y a fort à parier que les résultats le seront également. Et ce que les autres, (pas nous évidemment !) repèrent prioritairement, ce sont nos dérapages, nos faux pas, nos égarements, nos manquements, et à ce propos, les conversations vont rapidement bon train… À moins qu’il s’agisse de changer de regard pour repérer en priorité le bien ?

Alors comment les hommes en arriveront à « louer le Père qui est dans les cieux» ?

C’est en suivant l’exemple du Christ, que notre lumière sera vraiment lumière, et que d’autres autour de nous s’en étonneront et et comprendront que c’est l’œuvre de Dieu qui opère dans nos vies .

Sommes-nous capables d’apprendre de nos erreurs, de les reconnaître pour nous-mêmes et de les faire connaître aux autres ? Pour ne pas les répéter encore ? Choisissons-nous le chemin qui nous mène vers le haut, vers « la pensée de l’éternité que Dieu a mis dans le cœur de tout homme » ? Cela ne nous empêchera pas de redouter la difficulté du parcours : nous ne faisons pas toujours que « le bien »… Le Père dans les cieux qui nous a donné son souffle de vie, nous accompagne et nous enseigne et c’est donc à Lui que revient la louange.

Mot de la Paroisse mois de Fevrier 2019

Mot biblique : « Lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos fautes.»

Mot de la Paroisse :
C’est le thème de la fraternité qui nous a rassemblé lors de la dernière célébration œcuménique . Nous avons interrogé cette fraternité à l’aulne du pardon et de la réconciliation, en particulier lors de la vigile à l’église protestante de Lampertheim au cours de cette semaine. Le pardon nous a aussi conduit sur bien des chemins , souvent très personnel lors du partage d’expérience et de témoignages des chemins de pardon .

Pour revenir à l’histoire de Joseph,, le thème du pardon constitue la trame du récit, jusqu’à la paix enfin construite , entre Joseph et ses frères. Il est bon de relire cette saga et de nous demander où nous en sommes dans nos vie ?Quelles sont nos jalousies, nos rancoeurs, nos difficultés à nous apprécier nous même et de nous sentir aimés et acceptés dans le regard de l’autre. Le cheminement en direction de cette paix, de cœur, d’esprit et entre les uns et les autres, est discret, patient, mais têtu. En nous plongeant sans cette histoire fondatrice nous pouvons lire entre les lignes combien elle nous concerne, combien elle nous parle, nous accompagne et nous édifie. Et surtout : combien elle nous invite à poursuivre l’oeuvre de paix.

Mot de la Paroisse mois de Janvier 2019

« Recherche la paix et poursuis-la. » Psaumes 34,15

La paix, après la guerre et les champs de ruine, entre un territoire gagnant et un autre  perdant… ?

Ou plutôt la paix donnée par le Christ pour que notre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas… ?

Bien sûr, c’est la paix au quotidien du chrétien, une paix à accueillir toujours à nouveau. Quand j’ai l’occasion d’expliquer ma colère (la colère, c’est l’inverse de l’apaisement), quand je peux déposer mon fardeau et ma tristesse (et retrouver un peu de joie), quand je trouve à exprimer ma peur (pour que la confiance regagne du terrain), la paix étend ses racines… Et pour cela, nous avons besoin les uns des autres, besoin de paroles partagées : c’est une question de vie, de vie en église…

Voilà quelques symptômes de la paix intérieure, en référence à la prédication d’un dimanche de la période de l’Avent par Sarah Sarg :

-une grande capacité à apprécier chaque moment de la vie

-un manque total d’intérêt pour tout ce qui est conflictuel

-une perte totale de la capacité à se faire du souci

-des sentiments très agréables d’unité avec les autres, avec la nature et sa vie

-des attaques répétées de sourire de cette sorte de sourire qui vient du cœur et passe par les yeux…

 

Mot de la Paroisse Décembre 2018

Mot biblique : « Que rient désert et terre arride, que danse et s’épanouisse tel un narcisse, le maquis. »Esaie 35,1

Mot  :
A méditer : Avent, promesse de paix, de justice, de Dieu
Aucune promesse de justice, fut-elle divine, ne peut se dispenser de l’initiative des hommes.
Qu’adviendrait-il de toutes les paroles dites de la bouche des prophètes, s’il n’y avait personne qui ne soit capable de les entendre ?
Pourquoi faudrait il formuler des vœux, aussi sincères soient il, si on se contente de souhaiter sans chercher à réaliser ?
A quoi servirait le désir d’entreprendre, le renouvellement de la terre et sa justice, s’il ne se trouve aucun artisan capable de les mettre en œuvre ?
Qu’en serait il d’un chemin de l’Evangile, qu’en serait-il d’un chemin de justice, s’il n’y avait nul croyant pour le prendre ?
Toute promesse cherche d’abord son accomplissement par les hommes et pour les hommes, pour être signe visible de la justice de Dieu.
En ces temps, nous serons interpellés ! Quelle prière pour la paix au Proche et moyen Orient ? Et Quel signe d’accueil pour ceux qui fuient la guerre ?
Quel signe pour la préservation de notre terre ? A travers quel geste écologique ? Quelle lumière allumée ?
En ce mois de décembre nous commençons la proposition de jeûne pour le climat afin d’interpeller nos responsables politiques.
La justice de Die, elle cherche son accomplissement, par moi, par toi !

Mot de la paroisse Novembre 2018

Ils s’appellent Jean-Luc, Raphaël, Roger, Patricia, Marc, René, Nathalie, Madeleine, Roland, Pierre, Bernard, Nathalie, et beaucoup d’autres avant eux, ce sont des bénévoles, des paroissiens qui ont accepté de répondre présents quand ils ont été sollicités pour mettre leurs compétences au service de la paroisse. Alors, bien sûr, l’engagement au sein d’une équipe est source d’épanouissement, d’apprentissages, de découvertes…, tout en courant le risque d’être ignoré, passé sous silence, d’être décrié ou applaudi. Peut-être que nous pourrions nous amuser ou nous employer à repérer prioritairement « ce qui va », avant de pointer « ce qui ne va pas ». Nous voulons apprendre à faire preuve de bienveillance les uns par rapport aux autres et nous comptons sur votre bienveillance, vous qui êtes en train de lire ces lignes. Nous savons que Dieu veille sur nos chemins de vie, que son regard posé sur nous veut nous faire grandir, que son oreille est attentive à nos questionnements.